A Assurance Vie Guide
Sommaire (7)
  1. 01Ce que la loi PACTE a changé pour le private equity en assurance-vie
  2. 02Les véhicules éligibles : FCPR, FPCI, FCPI et ELTIF
  3. 03Modalités pratiques : fenêtres de souscription, tickets et liquidité
  4. 04Performance attendue, frais et risques spécifiques
  5. 05Fiscalité du private equity en assurance-vie 2026
  6. 06Allocation patrimoniale équilibrée : quelle part de private equity
  7. 07Approfondir
Tour de bureaux symbolisant les entreprises non cotées financées par le private equity logé en unités de compte d'assurance-vie
Assurance-vie

Private equity en assurance-vie 2026 : supports, fiscalité

Investir en private equity via une assurance-vie en 2026 : véhicules FCPR, FPCI et ELTIF éligibles depuis la loi PACTE, fiscalité PFU et abattement après 8 ans, allocation type.

Claire Lefebvre
Publié le 30 juin 2026 · mis a jour le 10 juillet 2026 · 11 min de lecture
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Le private equity logé en assurance-vie est l’une des nouveautés majeures issues de la loi PACTE de 2019. Cette classe d’actifs, longtemps réservée aux investisseurs institutionnels et aux patrimoines très élevés, est désormais accessible aux épargnants particuliers via des unités de compte spécifiques. Règles, supports éligibles et fiscalité applicable en 2026.

L’objectif est double : orienter l’épargne longue des Français vers le financement des entreprises non cotées et offrir une nouvelle source de diversification aux détenteurs d’assurance-vie cherchant à compléter leurs allocations en fonds euros et en unités de compte cotées. Cet article détaille le cadre réglementaire, les véhicules éligibles, les modalités pratiques d’investissement et les paramètres d’une allocation patrimoniale équilibrée.

Ce que la loi PACTE a changé pour le private equity en assurance-vie

La loi n° 2019-486 du 22 mai 2019 relative à la croissance et à la transformation des entreprises, dite loi PACTE, a profondément réformé le périmètre des unités de compte éligibles à l’assurance-vie. Avant cette réforme, l’article L131-1 du Code des assurances restreignait les supports d’investissement aux seuls instruments cotés et aux OPCVM liquides, ce qui excluait par construction les fonds de capital-investissement dédiés aux entreprises non cotées. Le texte intégral de la loi est consultable sur Légifrance et constitue l’un des socles juridiques de la modernisation de l’épargne longue française.

Depuis l’entrée en vigueur de cette réforme, les contrats d’assurance-vie peuvent intégrer des unités de compte représentatives de fonds de capital-investissement (private equity), dans la limite de 50 pour cent des primes versées sur un même contrat. Cette ouverture s’inscrit dans une logique économique claire : réorienter une partie de l’épargne longue des ménages français, estimée à plus de 1 900 milliards d’euros pour la seule assurance-vie selon les données de la ACPR Banque de France, vers le financement direct des PME et des ETI non cotées qui constituent le tissu productif national.

La modernisation a également porté sur les modalités pratiques d’accès : la loi PACTE a abaissé les seuils minimaux d’investissement par souscripteur, simplifié les procédures de fermeture et d’ouverture des fenêtres de souscription, et clarifié le régime applicable aux transferts de contrats existants vers de nouvelles versions intégrant la poche private equity. Pour les épargnants ayant souscrit avant 2019, le mécanisme du transfert Pacte ou Fourgous permet désormais de basculer vers un contrat plus récent sans perdre l’antériorité fiscale acquise sur les versements antérieurs.

Les véhicules éligibles : FCPR, FPCI, FCPI et ELTIF

Plusieurs catégories juridiques de fonds de capital-investissement sont éligibles à l’assurance-vie depuis la loi PACTE. Les FCPR (fonds communs de placement à risques) constituent le format historique du capital-investissement français, défini par le Code monétaire et financier. Ces fonds investissent au moins 50 pour cent de leurs actifs dans des titres de sociétés non cotées, avec une durée de blocage typique de 5 à 7 ans. Ils sont accessibles aux épargnants particuliers via les contrats d’assurance-vie compatibles, et leur fiscalité interne au contrat est totalement neutralisée tant que l’épargnant ne procède pas à un rachat de son contrat.

Les FPCI (fonds professionnels de capital-investissement) constituent la version réservée historiquement aux investisseurs avertis, avec un ticket d’entrée direct de 100 000 euros au minimum hors enveloppe. Logés dans une assurance-vie, ces fonds deviennent accessibles avec un ticket d’entrée de quelques milliers d’euros grâce à la mutualisation opérée par l’assureur. Les FCPI (fonds communs de placement dans l’innovation), eux, ciblent spécifiquement les jeunes entreprises innovantes et ouvrent droit, sous conditions, à une réduction d’impôt à l’entrée. Les fiches AMF sur les fonds de capital-investissement détaillent les caractéristiques techniques et risques associés à chaque famille.

Les ELTIF (European Long-Term Investment Funds), créés par le règlement européen 2015/760 et profondément réformés par le règlement 2023/606 entré en vigueur en 2024, constituent le nouveau standard paneuropéen du capital-investissement accessible aux particuliers. La version ELTIF 2.0 a supprimé le ticket d’entrée minimum de 10 000 euros initialement prévu, élargi le périmètre des actifs éligibles aux infrastructures et à l’immobilier non coté, et renforcé les obligations de transparence et de gouvernance pesant sur les sociétés de gestion. Ces véhicules sont désormais intégrés aux gammes des principaux assureurs français, en particulier dans les contrats nouvelle génération distribués par les courtiers digitaux et les conseillers en gestion de patrimoine indépendants.

Modalités pratiques : fenêtres de souscription, tickets et liquidité

Contrairement aux unités de compte cotées qui sont accessibles à la souscription en permanence pendant les heures d’ouverture des marchés, les fonds de private equity logés en assurance-vie sont soumis à des fenêtres de souscription limitées dans le temps. Chaque millésime de fonds dispose d’une période d’ouverture aux souscriptions de quelques semaines à quelques mois, durant laquelle l’assureur collecte les engagements des épargnants intéressés. Une fois la fenêtre fermée, le fonds est définitivement constitué et entre en phase d’investissement, sans possibilité de souscription complémentaire ultérieure pour les nouveaux entrants.

Le ticket d’entrée minimum par opération varie selon les distributeurs et les véhicules retenus. Les courtiers digitaux comme Linxea Spirit 2 ou Boursorama Vie pratiquent des minima compris entre 1 000 et 3 000 euros par millésime, alors que les contrats haut de gamme distribués par les CGP indépendants peuvent imposer 5 000 à 10 000 euros par engagement. Le plafond de la poche private equity à l’échelle du contrat est généralement limité par la politique commerciale du distributeur : 10 pour cent du contrat chez les courtiers prudents, 20 à 30 pour cent chez les acteurs spécialisés, conformément à la doctrine prudentielle inspirée de la AMF.

La question centrale en pratique est celle de la liquidité applicable en cas de rachat anticipé du contrat. Les fonds de capital-investissement ont une durée de vie contractuelle de 7 à 12 ans, pendant laquelle aucune cession sur marché secondaire organisé n’est garantie. En cas de rachat partiel du contrat d’assurance-vie portant sur la poche private equity, l’assureur applique une valeur liquidative semestrielle ou annuelle estimée par la société de gestion, parfois accompagnée d’une décote d’illiquidité pouvant atteindre 10 à 20 pour cent en cas de sortie forcée avant le terme contractuel du fonds.

Performance attendue, frais et risques spécifiques

Le private equity affiche historiquement, sur longue période, des performances nettes supérieures à celles des marchés actions cotés, avec un TRI net annualisé typiquement compris entre 8 et 12 pour cent pour les meilleurs millésimes diversifiés selon les statistiques publiées par France Invest et l’OCDE. Cette prime de performance théorique rémunère l’illiquidité acceptée par l’investisseur, l’expertise sectorielle de la société de gestion et l’effet de levier opérationnel appliqué aux entreprises cibles pendant la phase de portage. Néanmoins, la dispersion entre les fonds les plus performants et les fonds les plus médiocres est extrêmement large, souvent supérieure à 1 000 points de base d’écart de TRI sur un même millésime.

Les frais de gestion des fonds de capital-investissement restent structurellement élevés par rapport à ceux des ETF logés en assurance-vie ou des OPCVM cotés. Le modèle économique standard repose sur une commission de gestion annuelle de 1,5 à 2 pour cent calculée sur les engagements souscrits, complétée par un carried interest de 20 pour cent prélevé sur les plus-values au-delà d’un seuil de performance dit hurdle rate (typiquement 6 à 8 pour cent par an). À cette structure de frais s’ajoutent les frais de gestion sur unités de compte prélevés par l’assureur (0,5 à 0,9 pour cent par an), ce qui porte le coût total annuel chargé sur la poche private equity à 2,5 voire 3 pour cent.

Le risque de perte en capital reste entier sur cette classe d’actifs, en l’absence de toute garantie offerte par l’assureur ou par un quelconque fonds de garantie public. Une diversification soigneuse entre plusieurs millésimes, plusieurs stratégies (capital-risque, capital-développement, capital-transmission, fonds de fonds secondaires) et plusieurs sociétés de gestion réduit le risque idiosyncratique propre à un fonds isolé, sans éliminer le risque systémique d’un retournement macroéconomique pesant sur l’ensemble des valorisations d’entreprises non cotées. Les recommandations détaillées sur Economie.gouv.fr insistent sur ce double impératif de diversification interne et d’horizon d’investissement long.

Fiscalité du private equity en assurance-vie 2026

L’avantage fiscal majeur du private equity logé en assurance-vie tient à la fiscalité d’enveloppe applicable au contrat hôte. Les gains internes au fonds (distributions, plus-values de cession) ne génèrent aucune imposition tant que l’épargnant ne procède pas à un rachat de son contrat. Cette neutralité fiscale interne contraste favorablement avec l’investissement direct dans un FCPR ou un FPCI hors enveloppe, qui obéit à la flat tax classique de 30 pour cent sur les distributions et plus-values, sans aucun mécanisme de neutralisation des gains réinvestis dans le fonds.

Lors d’un rachat du contrat, la fiscalité de l’assurance-vie en 2026 s’applique de manière homogène, indépendamment du sous-jacent. Pour un contrat de moins de 8 ans, le prélèvement forfaitaire unique de 30 pour cent (12,8 pour cent d’impôt sur le revenu plus 17,2 pour cent de prélèvements sociaux) est dû sur la fraction des gains rachetés. Au-delà de 8 ans de détention, l’abattement annuel de 4 600 ou 9 200 euros s’applique sur la fraction des gains rachetés, puis l’imposition descend à 7,5 pour cent pour les primes inférieures à 150 000 euros, soit le tarif applicable détaillé dans l’article sur le PFU à 7,5 vs 12,8 pour cent.

En cas de décès du souscripteur, les unités de compte de private equity sont transmises aux bénéficiaires désignés dans la clause bénéficiaire selon les règles dérogatoires de l’assurance-vie. Pour les primes versées avant 70 ans, l’abattement successoral de 152 500 euros par bénéficiaire s’applique sur le capital transmis, puis une fiscalité de 20 ou 31,25 pour cent vient frapper la fraction excédentaire. Pour les primes versées après 70 ans, le régime de l’article 757 B du Code général des impôts impose au contraire un abattement global de 30 500 euros et une intégration à l’actif successoral pour la fraction excédentaire. La valorisation retenue est la valeur de rachat constatée au jour du décès, ce qui peut générer des décotes d’illiquidité spécifiques pour les fonds de capital-investissement non liquides au moment du dénouement.

Allocation patrimoniale équilibrée : quelle part de private equity

L’AMF rappelle que le private equity reste une classe d’actifs présentant un profil de risque et d’illiquidité spécifiques qui justifient une intégration mesurée dans une allocation patrimoniale globale. Pour un profil équilibré, la part de private equity logée en assurance-vie se situe typiquement entre 5 et 15 pour cent de l’enveloppe globale, en complément des fonds en euros et des unités de compte cotées. Cette fourchette repose sur le principe selon lequel aucune classe d’actifs illiquide ne devrait représenter une part dont l’épargnant ne serait pas capable de se passer pendant la durée résiduelle des fonds détenus, soit 5 à 10 ans pour les millésimes en cours d’investissement.

Pour un profil dynamique acceptant un horizon de placement supérieur à 10 ans, la part de private equity peut monter à 20 voire 30 pour cent du contrat, sous réserve de la disponibilité effective des supports dans la gamme du distributeur retenu. Les top contrats d’assurance-vie 2026 intègrent désormais systématiquement une poche dédiée au capital-investissement, avec une diversification accessible sur plusieurs millésimes et plusieurs stratégies de gestion. Cette diversification interne à la poche est essentielle pour lisser la performance attendue et réduire la dépendance à un fonds isolé.

Pour un profil prudent ou un horizon de placement court, l’investissement en private equity n’est généralement pas adapté, en raison du risque de décote en cas de rachat anticipé et de l’absence de garantie du capital investi. Dans cette configuration, la concentration de l’épargne sur le fonds en euros et sur quelques unités de compte cotées à faible volatilité reste préférable, quitte à accepter une performance espérée moindre sur longue période. La règle pratique consiste à n’investir en private equity que des sommes dont vous êtes certain de ne pas avoir besoin pendant la durée de vie résiduelle du fonds, et à conserver par ailleurs un coussin de liquidités équivalant à au moins 12 à 24 mois de dépenses courantes sur des supports immédiatement disponibles.

À propos. Assurance Vie Guide est un média indépendant à vocation pédagogique, non immatriculé à l’ORIAS / IAS. Cet article ne constitue ni un conseil juridique personnalisé, ni un conseil en investissement, ni une recommandation au sens de l’AMF. La question de l’allocation optimale en private equity au sein d’une assurance-vie fait intervenir des paramètres patrimoniaux, fiscaux et personnels que cet article ne peut pas couvrir individuellement. Pour une analyse personnalisée de votre situation, consultez un Conseiller en Gestion de Patrimoine inscrit ORIAS ou un avocat fiscaliste indépendant.

Approfondir

Notes et références

  1. [https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000038496102/](https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000038496102/)
  2. [https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000038509386/](https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000038509386/)
  3. [https://www.amf-france.org/fr/espace-epargnants/comprendre-les-produits-financiers/produits-collectifs/fonds-investissement](https://www.amf-france.org/fr/espace-epargnants/comprendre-les-produits-financiers/produits-collectifs/fonds-investissement)
  4. [https://acpr.banque-france.fr/](https://acpr.banque-france.fr/)
  5. https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F15268
  6. [https://www.impots.gouv.fr/particulier/assurance-vie](https://www.impots.gouv.fr/particulier/assurance-vie)
  7. [https://www.economie.gouv.fr/plan-entreprises-pacte](https://www.economie.gouv.fr/plan-entreprises-pacte)

Questions fréquentes

Peut-on vraiment loger du private equity dans une assurance-vie en 2026 ?
Oui, la loi PACTE du 22 mai 2019 a explicitement ouvert les unités de compte d'assurance-vie aux fonds de capital-investissement éligibles, notamment les FCPR (fonds communs de placement à risques), les FPCI (fonds professionnels de capital-investissement) et les ELTIF (European Long-Term Investment Funds) conformes au règlement européen 2015/760. Avant cette réforme, le Code des assurances limitait drastiquement les supports éligibles aux seuls OPCVM cotés et instruments financiers liquides, ce qui excluait de fait le non coté du périmètre de l'assurance-vie individuelle. Depuis 2019, l'article L131-1 du Code des assurances autorise les unités de compte représentatives de parts de fonds de capital-investissement, dans la limite de 50 % des versements pour un même contrat. Les contrats récents commercialisés par Linxea, Boursorama, Yomoni ou Ramify intègrent désormais une poche dédiée au private equity, généralement plafonnée à 10 ou 20 % du contrat selon la politique du distributeur, en raison de l'illiquidité structurelle de ces actifs.
Quel ticket d'entrée minimum pour investir en private equity via une assurance-vie ?
Le ticket d'entrée en private equity logé en assurance-vie a été significativement abaissé par rapport à l'investissement direct dans les fonds de capital-investissement, qui exige historiquement un engagement initial de 100 000 euros ou plus pour les FPCI réservés aux investisseurs avertis. En assurance-vie, le minimum d'investissement par unité de compte de private equity oscille typiquement entre 1 000 et 5 000 euros par opération, parfois 500 euros chez les courtiers digitaux les plus accessibles. Cette démocratisation tient à la mutualisation opérée par l'assureur, qui agrège les souscriptions individuelles en une seule ligne de fonds, ainsi qu'à l'évolution réglementaire des fonds ELTIF 2.0 entrés en vigueur en 2024, qui ont supprimé le ticket d'entrée minimum de 10 000 euros initialement prévu pour les investisseurs particuliers européens. La fenêtre de souscription reste néanmoins limitée à des périodes définies par l'assureur, généralement quelques semaines par an pour chaque millésime de fonds proposé.
Quelle est la fiscalité d'un retrait de gains issus du private equity en assurance-vie ?
La fiscalité du private equity logé en assurance-vie obéit aux règles générales du contrat hôte, sans particularité liée à la nature du sous-jacent. Les gains sont fiscalisés uniquement lors d'un rachat partiel ou total, et non au fil de la valorisation des fonds non cotés. Pour les versements effectués depuis le 27 septembre 2017, le PFU de 30 pour cent (12,8 pour cent d'impôt plus 17,2 pour cent de prélèvements sociaux) s'applique pour les contrats de moins de 8 ans. Au-delà de 8 ans, l'abattement annuel de 4 600 euros par personne (9 200 euros pour un couple) s'applique sur les gains rachetés, puis le taux descend à 7,5 pour cent pour la fraction des primes inférieure à 150 000 euros, conformément à l'article 125-0 A du Code général des impôts. Cette fiscalité reste nettement plus favorable que la flat tax sur compte-titres, qui frappe les gains de cession de parts de FCPR sans abattement d'antériorité.
Quelle part de private equity intégrer dans une allocation d'assurance-vie équilibrée ?
L'AMF rappelle qu'aucune classe d'actifs ne devrait être surreprésentée dans une allocation patrimoniale équilibrée, et que l'investissement en private equity doit rester proportionné au profil de risque, à l'horizon de placement et à la capacité de blocage des capitaux du souscripteur. Pour un profil équilibré, la part de private equity logée en assurance-vie se situe typiquement entre 5 et 15 pour cent de l'enveloppe globale, en complément des fonds en euros, des unités de compte cotées et éventuellement des SCPI. Pour un profil dynamique acceptant un horizon de placement supérieur à 10 ans, cette part peut monter à 20 voire 30 pour cent, mais rarement au-delà en raison de l'illiquidité structurelle de la classe d'actifs. La règle pratique consiste à n'investir en private equity que des sommes dont vous êtes certain de ne pas avoir besoin pendant la durée de vie résiduelle du fonds, soit généralement 5 à 10 ans selon les millésimes et la stratégie d'investissement retenue par la société de gestion.
Quels sont les principaux risques du private equity en assurance-vie ?
Le principal risque du private equity en assurance-vie est l'illiquidité structurelle des fonds de capital-investissement, qui investissent dans des entreprises non cotées dont la cession nécessite plusieurs années de portage opérationnel. Concrètement, les fonds de private equity ont une durée de vie contractuelle de 7 à 12 ans avec parfois deux années de prorogation, pendant laquelle aucune sortie n'est garantie au souscripteur. En cas de rachat anticipé du contrat, l'assureur ne peut pas céder rapidement les parts de fonds non coté à leur valeur intrinsèque réelle, et la valeur de rachat peut être significativement décotée par rapport à la valeur liquidative officielle. Le second risque tient à la performance elle-même, qui n'est jamais garantie et présente une dispersion très forte entre les meilleurs et les pires fonds. Enfin, les frais restent élevés, typiquement 2 pour cent par an plus 20 pour cent de carried interest au-delà d'un seuil de performance, ce qui ampute mécaniquement la performance nette.

Comment cet article a été vérifié

  • 7 sources officielles citées (AMF, ACPR, FFA, Banque de France, Notaires de France, Légifrance, impots.gouv.fr, Bercy).
  • Rédigé par Claire Lefebvre, Conseillère en Gestion de Patrimoine indépendante (CGPI), certifiée AMF.
  • Dernière revue éditoriale : 10 juillet 2026. Mises à jour chiffrées en continu (taux servis fonds euros, abattements fiscaux, plafonds CGI).
  • Aucun lien d'affiliation déguisé, aucune recommandation personnalisée. Le site n'est pas immatriculé ORIAS / IAS (ce n'est pas un conseil en investissement au sens de l'article L.541-1 du Code monétaire et financier). Lire notre politique éditoriale.
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